En principe, l’élection du président du parlement africain devrait se tenir hier jeudi 27 Mai 2021 en Afrique du Sud. Mais les anglophones sentant la victoire écrasante de la malienne Aissata Cissé dite Chato (fortement soutenue par l’Afrique de l’ouest et du centre ainsi que le Maghreb) sabotent le vote. Ils sèment le désordre pour empêcher la tenue de l’élection hier  jeudi.  La séance est suspendue. Ils comptaient également sur une éventuelle sanction du Mali par l’union africaine, ce qui ne sera plus le cas selon les infos qui circulent au pays Amadou Hampaté Ba. Donc, leur dernière stratégie: boycotter le vote  par le Zimbabwéen Président par intérim en évoquant qu’une personne aurait été testée positive au Covid-19 au sein du parlement. L’administration du parlement décide d’évacuer les locaux et de fermer le lieu pour permettre la décontamination et de n’ouvrir qu’après 24 heures. Reprise des travaux ce vendredi à 12h, heure de Johannesburg.

Quand Aly Koné du Conseil National de la Transition s’est opposé au boycott de l’élection, le célèbre opposant Sud–Africain  membre du parlement africain  Julius Malema que nous estimions tant a menacé de tuer son frère malien Aly Koné en pleine session parlementaire en évoquant que le Mali ne mérite pas d’être au Parlement africain.  Et pourtant  le Zimbabwé et le Mali ont été et sont toujours du côté de l’Afrique du Sud, de l’Unité la vraie et non celle des caméras des peuples d’Afrique noire, sans exclusion. Triste  que nous puissions témoigner de tels actes seulement 2 jours après la commémoration des 58 ans de l’Union Africaine, nous explique Me Moctar Mariko membre de la délégation malienne joint au téléphone par nos confrères de maliweb.  Et qu’une plainte a été déjà déposée à l’administration du parlement africain et aussi à l’Ambassade du Mali en Afrique du Sud. Ajoute-t-il que quel que soit le boycott l’élection aura lieu et Chato sera élue Présidente du Parlement.

Quant à la candidate Aissata Cissé à travers un poste s’est exprimé : « Je dénonce avec force, le manque de courage et la concurrence totalement déloyale dans laquelle s’enferment les adversaires à la candidature Ouest-Africaine. Mr Chief Charumbira, affolé par la candidature de l’Afrique de l’Ouest, et persuadé de notre victoire, opte pour la bassesse en prenant en otage le Pan African Parliament. Nul n’est aussi convaincu que lui, que ce scrutin nous donnera vainqueurs. Ainsi depuis des jours, il lance toutes formes de machinations pour empêcher la tenue des élections. Anti démocrate, il tente coûte que coûte d’aller aux élections sans adversaire. Mais qu’il se détrompe. Je ne suis pas, et je n’ai jamais été femme à accepter le manque de courage. Jamais non plus, je n’ai été impressionnée par les petites manœuvres d’homme apeurés. Qu’il sache que nous avons vécu bien plus dur, et que nous relèverons ce défi et tout autre. J’ai accepté l’engagement de représenter l’Afrique de l’Ouest, avec le soutien de l’écrasante majorité des autres régions d’Afrique au cours de cette élection, alors j’irai au bout de mes engagements. Cette élection aura lieu et l’Afrique l’emportera. Toute cette session s’est jusqu’ici tenue dans la mésentente et l’agressivité, chose qu’il a voulue encouragée et entretenue. Inventant aujourd’hui un cas de COVID dans le personnel, il a fait évacuer la salle et empêche la poursuite des travaux. À cela nous disons NON, et nous nous battrons jusqu’au bout ».

Bokoum Abdoul Momini

 

 

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