L’histoire de la Guinée dans son toujours et éternel recommencement  renvoi typiquement à l’image du mythe de Sisyphe. Personnage condamné après avoir osé défier les dieux, dans le Tartare, à faire rouler éternellement jusqu’en haut d’une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet.

Ce beau pays, dis-je,  doté de toutes les ressources naturelles et, humaines (peut-être),  après soixante-trois ans d’un semblant d’indépendance, patauge toujours dans une odyssée dont seul le MAITRE du monde connait la fin.

De 1958 date de l’accession du pays à l’indépendance à nos jours, nos dirigeants sont cités comme des références en fabrication de beaux discours. Chaque équipe, ou disons plutôt chaque régime à son style particulier à lui. Et le peuple avec une candeur indescriptible suit machinalement  telles des bêtes de somme. Des dirigeants qui s’érigent en maitres à penser mais qui ne se soucient guère de l’avenir de la patrie.

Ne revenons pas sur la gestion du passé récent et les résultats qui en ont découlé au risque de réveiller les morts ou les frustrés. Même si aux demeurants, certains morts en sont pour beaucoup responsables ou partiellement responsables de la descente abyssale du pays.  Conséquence directe de la vie de géhenne  que mènent ses habitants.

Ne calculons donc pas, …avançons…

Et vint le colonel Doumbouya…

Au petit matin du 5 septembre 2021, c’est un autre guinéen qui entre en fracas dans les annales de l’histoire de son pays. Le colonel Mamadi Doumbouya, pour le moment considéré comme un messie (sauveur) ou simple self made man, l’homme de carrure imposante n’a seulement pas fini de livrer tout son secret. A travers ses premiers speech teintés de critiques acerbes  portées sur la gestion de ses ou de son prédécesseur, le colonel Doumbouya s’attire la sympathie de ses compatriotes.

Euphories démesurées, crédulités jusqu’aux moelles des os, des guinéens (pas tous), comme ils l’ont fait le 3 avril 1984 et le 23 décembre 2008 récidivent  sans la moindre tergiversation, adhèrent et tombent dans le panier du CNRD. Même si pour beaucoup de critiques, au lieu de parler, le putschiste ferait mieux  de passer à l’essentiel. A propos de la Charte qu’il vient de concoctée, il y a un gros trou béant  qui mérite dès maintenant d’être comblé : la durée. Le futé soldat Doumbouya, himself, renvoi cela à une éventuelle concertation entre le CNRD et les forces vives de la nation.

En attendant, l’ancien légionnaire de l’armée française devenue chef putschiste dans son pays d’origine  s’habitue  aux bains de foule et s’en offre à chaque fois que l’occasion se présente.

Mais, ne dit-on pas que ‘’ l’appétit vient en mangeant’’ ?

Souhaitons que le colonel Mamadi Doumbouya ne comme ses prédécesseurs (Lansana Conté et Dadis). C’est-à-dire s’accrocher au pouvoir et s’obstiner  à faire un travail qui n’est pas le sien.

Histoire d’éviter à la Guinée ce perpétuel recommencement  à l’image de ce qui se dit dans le mythe de Sisyphe. Soit !

Amadou Makissa Diallo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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