Avec 9% d’admis au Bac cette année, la Guinée vient de connaître une chute spectaculaire du taux de réussite. Moins 16 points en un an. Correcteurs plus sévères, politique anti-triche qui a porté ses fruits, chacun y va de son explication. Mais tous les commentateurs du pays s’accordent sur une chose : le système éducatif est à terre. Mais bien avant la proclamation des résultats du bac de cette année, un éminent spécialiste du domaine éducatif (plus d’une quarantaine d’années d’expériences) avait déjà, à travers son livre, disséqué le système éducatif guinéen.

Me Alpha Oumar Sy Savané, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne s’est donc nullement trompé.

Lisez dessous un extrait de ce livre qui dépeint le système éducatif guinéen et propose des solutions.

 Bonne lecture :

  Le système éducatif guinéen

(Un extrait du livre : La Guinée, 60 ans après l’indépendance ! « Passer la main ! »)

C’est un secret de polichinelle de dire que dans une démocratie, c’est le peuple qui est souverain et qui est sensé détenir le pouvoir. Comme tel, il est aussi évident que personne ne peut gouverner (ou voter pour choisir ses représentants au pouvoir) s’il n’a pas eu l’occasion de former son intelligence d’une part, et de s’informer afin de se faire une opinion d’autre part.

Dans ce livre, le Système éducatif guinéen dans son ensemble est observé, examiné, pour une première fois, de l’intérieur par un de ses propres acteurs, c’est-à-dire par un enseignant qui est à la tâche, dans le chaudron même du système, depuis plus de quarante ans. Il est temps de parler pour que demain, le silence coupable n’assombris pas l’horizon de la nation.

« Tant vaut l’école, tant vaut la Nation » a dit l’autre. Cela amène à nous demander si la déconfiture de la société guinéenne ne procède-t-elle pas de celle de son école. Dès que les acteurs des Systèmes éducatifs guinéens se sont éloignés de l’accomplissement correct de leurs devoirs et ont trahi leur engagement de respecter les droits des autres, la Société guinéenne est entrée dans une phase de déclin et cela depuis la fin des années 1980.

Les responsabilités sont des dettes retombant sur les épaules de l’homme. Quiconque veut se mettre à l’abri de l’humiliation, du discrédit et de l’abattement moral doit honorer sa dette. Cela n’est possible que par le sérieux, l’effort et le travail continu. Toute atteinte aux droits de la société contrarie l’esprit de justice sociale et provoque un déséquilibre dans le système tout entier tel que vécu depuis 1990. Avant de jeter le regard sur les Systèmes éducatifs guinéens, disons d’abord quelques mots sur l’Éducation et l’Enseignement dans la généralité.

Les définitions des termes clés

L’Éducation, pour un État, est un système de transmission de valeurs sociales, de savoir et de faire-savoir mis en place par un Gouvernement pour contribuer à la formation de l’intelligence et du caractère des enfants, au développement de leurs capacités de jugement, de création, d’émotion, de rigueur et même de résistance à l’argument d’autorité. Elle permet aussi l’acquisition d’une aptitude à l’exercice d’un métier. Savoir donc, c’est pouvoir. Priver les jeunes guinéens d’informations éducatives est un moyen avéré de les affaiblir et de les défavoriser face aux autres jeunes sur le marché international du travail et même sur le marché guinéen dans toutes les branches d’activités.

L’Éducation donne aux enfants le besoin de comprendre, les habitue à réfléchir, à ne pas accepter les opinions toutes faites, et finalement les amène à un haut niveau d’honnêteté et d’analyses. Plus tard, dans la vie courante, ils sauront, de la même manière, faire preuve d’esprit critique. Ils dépasseront le stade des habitudes, éprouveront le besoin de réfléchir et de s’informer objectivement avant de se prononcer.

L’Enseignement, quant à lui, est la pratique de l’éducation aux différents stades de l’acquisition du savoir théorique et pratique. C’est pourquoi l’on parle d’enseignements primaire ou élémentaire, secondaire (pré-universitaire), supérieur ou universitaire, postuniversitaire ou troisième cycle, etc. Il est aussi la pratique de l’apprentissage d’un métier. Dans ce cas, l’on parle de l’enseignement général qui donne une formation de base, de l’enseignement technique ou professionnel qui aboutit à la pratique d’un métier et de l’enseignement supérieur qui forme les cadres de haut niveau.

Les problèmes de l’École guinéenne

Le visage de l’École guinéenne, jusqu’en juin 2018, n’est pas reluisant. L’École guinéenne est en panne. Les programmes d’enseignements ne suivent pas l’évolution de la Société guinéenne et ne tiennent pas compte de l’environnement international. L’inadéquation entre la formation et les besoins socio-économiques du pays est patente. Concrètement, l’École guinéenne est caractérisée par :

  • L’inadaptation aux réalités nationales et aux convergences internationales ;
  • Le manque d’universalité parce que les systèmes politiques qui l’ont géré étaient fermés et partisans ;
  • L’imitation : il faut faire comme la France, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, etc. ;
  • Elle n’est ni préservée ni réservée ;
  • Elle est le creuset de tous les vices et de tous les maux qui assaillent les administrations publique et privée : corruption, clientéliste et le vol, entre autres ;
  • Elle pratique le mauvais caractère et le favoritisme ;
  • Elle enseigne l’escroquerie, la tricherie, la fraude ;
  • Elle cultive la paresse et entretient la médiocrité : les mêmes têtes, et surtout pas les meilleures ont séquestré le système éducatif depuis le début des années 1990 ;
  • Elle accentue davantage la pauvreté des familles par le fait de la petite corruption ;
  • Elle entretient la déperdition des fonds publics par le triple exercice de la même compétence ;
  • Elle dénature l’histoire de la Guinée ;
  • Elle diabolise les travaux pratiques ;
  • Les cours ne sont plus dispensés mais vendus ; etc.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ou le grain de sable qui a bloqué le Système éducatif guinéen a été la fameuse insertion des contractuels. Écoutez ce qu’en a pensé Mme Hadja Rabiatou Sérah DIALLO, syndicaliste : « Nous avons le volet des enseignants … parmi eux, il y a des vendeurs de poissons, de charbon. Ça c’est une façon de tromper le peuple puisqu’on les paie sur le dos de l’État. Même s’ils vont en classe, qu’elle formation ont-ils pour enseigner ? »

Enfin, Prenons l’exemple d’un professeur de géographie, science du développement durable, qui, après ses études universitaires, peut enseigner dans un lycée pendant trente années scolaires sans jamais suivre un séminaire ou un stage de perfectionnement en sciences géographiques. Généralement, cet enseignant donne le même résumé d’une année à l’autre pendant toute sa carrière. Comme pour dire que sa sortie de l’Université marque l’arrêt de l’évolution des sciences géographiques. Ceci est valable pour toutes les disciplines et pour leurs chargés de cours. En 2016, des professeurs de géographie ne savaient pas encore que le système solaire ne comptait plus que huit planètes. Peu d’entre eux donnaient des statistiques actualisées sur les pays, les continents, les données économiques et autres, pour l’année en cours, aux élèves.

Un autre facteur impactant négativement les résultats des examens, dévaluant ainsi le système éducatif, est la moyenne annuelle de cours des candidats. Des moyennes fantaisistes sorties de nulle part et déshonorant les enseignants chargés de cours. En effet, des candidats crédités de 15, 16 voire 17/20 de moyennes annuelles de cours sont incapables d’obtenir dans la majorité des cas 07 ou 08/20 de moyenne à l’examen. Et encore une fois, sans qu’elles ne se sentent visées, les écoles privées, surtout de petite taille, excellent dans ce domaine. Les efforts des privés sont louables, mais ils méritent d’être davantage disciplinés.

Pour attacher davantage les élèves des classes d’examen à l’école, il y a lieu de ne prendre en compte que la note de la régularité à l’école. Cette note est calculée pour chaque mois sur la base du registre d’appel journalier. L’assiduité de l’élève aux cours est le substratum de sa capacité d’assimilation de ceux-ci, et donc de sa réussite à l’école en général, et aux examens en particulier. L’assiduité de l’élève est l’expression de son courage d’apprentissage et de sa ferme volonté de réussir dans les études.

Les solutions à envisager

Il ne sert à rien de critiquer sans proposer de solutions lénitives. À cet égard, ces quelques dispositions méritent d’être prises pour la remise du Système éducatif guinéen sur les rails de l’universalité. Le système éducatif ne peut être efficace que s’il est le fruit d’une planification. Les cadres ne peuvent être formés au hasard. La planification suppose la formation des cadres et des agents en tenant compte des facteurs suivants :

  • Les principaux secteurs d’activités de la population ;
  • Les ressources naturelles disponibles ;
  • L’évolution des besoins en cadres et agents pressentis mais aussi désirables ;
  • Le courant général du progrès humain ;
  • L’environnement africain et international.

Le 2 octobre 2007, j’écrivais dans les colonnes du journal hebdomadaire « Le Diplomate » n° 259, ce qui suit.

« Dans cette période d’entre-deux-Républiques, il s’agira de corriger les maux dans le domaine de l’Éducation pour que la IVème République parte sur de bons pieds à partir de 2011 :

  • Changer de langue d’enseignement ;
  • Fusionner les départements en charge de l’Éducation nationale ;
  • Mettre effectivement à la disposition des élèves et des enseignants les centres informatiques installés dans les écoles ;
  • Actualiser très exactement les tâches au niveau de toutes les structures et à tous les niveaux (l’école, la structure administrative locale et nationale, les services centraux et locaux) ;
  • Adapter les programmes aux réalités nationales et à l’environnement international (prédominance accrue aux sciences exactes et naturelles et à la technologie, priorité à la Guinée, à l’Afrique et aux pays émergents) ;
  • Utiliser de façon efficace et efficiente les enseignants à tous les niveaux ;
  • Établir un programme quinquennal d’adaptation aux nouvelles données des sciences pour tous les enseignants à tous les niveaux et pour toutes les disciplines enseignées ;
  • Octroi de promotions, de bourses et de primes chaque année, aux meilleurs enseignants et autres meilleurs acteurs du système éducatif ;
  • Faciliter l’accès aux services sociaux de base (école, santé, eau potable, électricité, habitation, etc.) aux familles des enseignants ;
  • Responsabiliser davantage les Chefs d’établissement dans les domaines financiers et disciplinaires ;
  • Faire de l’école un milieu préservé et réservé (clôture, règlement intérieur rigoureux) ;
  • Faire en sorte que ce soit les meilleurs qui enseignent à tous les niveaux et que les écoles soient dirigées par les meilleurs enseignants et non par des politiciens bavards et procéduriers ;
  • Agir dans le sens de la matérialisation de tous les cours et à tous les niveaux d’enseignement ;
  • Assurer une formation efficace à tous ceux qui doivent enseigner (É.N.I., I.S.S.E.G., etc.) ;
  • Donner une place de choix à l’Instruction civique et à l’Éducation physique ;
  • Encourager et soutenir la production de syllabus par les enseignants et les chercheurs ;
  • Rentabiliser les Institutions d’enseignement supérieur et technique ;
  • Instituer un Fonds national de solidarité pour l’Éducation (F.N.S.É.) ;
  • Assurer l’attractivité de la fonction enseignante ;
  • Redéfinir le fonctionnement des Associations des parents d’élèves et amis de l’école (A.P.É.A.É.) qui sapent l’autorité des Chefs d’établissement ;
  • Injecter du sang nouveau au domaine de l’Éducation en y affectant de nouvelles et jeunes têtes ;
  • En aucun moment, les fonctionnaires, à tous les niveaux : Ministères, Académies, Préfectures, Communes, Sous-préfectures et Établissements, ne doivent prétexter le débordement par les travaux administratifs courants pour ne pas exercer de façon efficace et efficiente le suivi et l’évaluation des normes de performance des enseignants et des programmes d’études ;
  • L’État de Guinée doit assumer sa fonction d’Instituteur du social en renforçant les valeurs de l’Éducation, de l’Enseignement et de la Culture ;
  • L’État doit rendre l’École attractive par l’infrastructure, par la pertinence des programmes d’enseignement et par la performance des enseignants et des Directions ; etc. ».

Dans l’État de Guinée, une attention toute particulière a été accordée aux militaires par peur des armes qu’ils détiennent et qui, utilisées, ont des effets immédiats effroyables. Une telle attention mérite d’être accordée aux enseignants aussi, dans la mesure où un mauvais enseignement entraîne l’évanescence de l’État par manque de citoyens. Les effets de l’Armée sont à une échelle réduite et dans un temps bien limité. Ceux du mauvais enseignement brasse toute la Nation et pour longtemps. Les enseignants sont restés pendant longtemps les laissés-pour-compte accusés d’être à l’origine de tous les maux de la société guinéenne.

Dans ces stratégies de réforme pour relever le défi de l’amélioration de la qualité des enseignements, les parents d’élèves doivent être informés, sensibilisés et convaincus de la nécessité de soutenir par tous les moyens les enfants scolarisés afin qu’ils arrivent à bon port dans les études. Ils doivent établir un filon de communication avec les enseignants et ce, dans toutes les Institutions d’enseignement, même si celles-ci sont privées. Les parents payant cher, très cher dans le privé, pensent que l’argent suffit pour accompagner leurs enfants dans les études.

Dans nos sociétés, les filles sont, en général, moins poussées vers les études. Dans ces conditions, il y a lieu d’appeler l’attention des décideurs politiques et des parents d’élèves sur ce phénomène. Elles doivent mériter une attention toute particulière parce qu’elles constituent un groupe fragile dans la société, mais aussi et surtout parce qu’elles font avec leurs mères le groupe le plus important numériquement. Elles doivent être encadrées dans un programme d’éducation sexuelle pour leur éviter les grossesses indésirables et hors mariage, les maladies sexuellement transmissibles et le VIH-sida, et pour leur permettre de poursuivre longtemps les études.

L’attention pour les filles se justifie d’autant plus que pour une Guinée compétitive sur le plan international, il faut des femmes capables et éclairées sur leurs responsabilités dans et en dehors du foyer. C’est aussi le seul moyen de les libérer de l’emprise démoniaque des hommes de tout acabit. Aussi, l’investissement dans l’éducation des femmes et la promotion de leurs accès aux ressources productives devra promouvoir la croissance économique, redresser les déséquilibres causés par une croissance incontrôlée de la population et permettre de réaliser des standards de vie plus élevés pour le pays dans son ensemble.

Le manque de confiance du citoyen dans la politique de gestion du Système éducatif guinéen est l’une des causes essentielles du discrédit de l’École. La politique d’un pas en avant, deux pas en arrière, pratiquée par les gestionnaires du système est un motif suffisant pour que les citoyens, les élèves eux-mêmes et nos observateurs pointilleux perdent totalement confiance en l’École guinéenne. C’est aussi parce que la technostructure du domaine de l’Éducation nationale est la même depuis plus de quarante ans. Les mauvaises habitudes au niveau des cadres de l’Éducation, malgré la volonté de changement qualitatif des populations, ne se jettent pas comme une peau de banane et ne peuvent pas se dissiper automatiquement.

Enfin, l’École doit aboutir à quelque chose. Si on consent des sacrifices pour étudier, cela mérite d’être sanctionné par un emploi et/ou par un soutien aux entreprises individuelles ou collectives que les jeunes créent. L’État ne peut pas faire de tout le monde des fonctionnaires, mais il a le devoir constitutionnel de donner à chaque citoyen sa chance de trouver un emploi individuel ou collectif. L’article 20 de la Constitution stipule : « Le droit au travail est reconnu à tous. L’État crée les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit ».

L’École doit avoir un impact sur la conduite quotidienne, sur la qualité de la prestation sociale, sur la compréhension de l’autre, sur le sens de l’équité et de la piété, sur le faire-savoir et sur l’esprit de paix et de justice sociale. Le prix à payer pour la valorisation du Système éducatif guinéen est certes lourd, très lourd, mais l’État doit le payer maintenant pour permettre à chaque citoyen de former son intelligence et de s’informer.

L’espoir des Guinéens renaît dans la mesure où les décideurs au sommet, au plus haut sommet de l’État, reconnaissent aujourd’hui, dans cette IVème République, que l’École guinéenne est en panne. C’est un grand atout pour la refonte du système. On nous fait comprendre que pour être un bon cadre il faut parler anglais et sortir des universités américaines ou anglaises. Tant mieux ! Je suis maintenant libre de dire tout haut ce que j’ai toujours ruminé, murmuré et dit tout bas : changer de langue d’enseignement dans les cinq ans à venir. Passons à l’anglais pendant qu’il est encore temps. Ne pénalisons plus nos enfants. Ne nous laissons pas intimider, cela est possible dans cinq ans. Aujourd’hui, les élèves, nos enfants, paient de la médiocrité de notre système éducatif. Ils ne devraient pas être les seuls à payer pour la démission des acteurs du système. Une refonte totale de l’Administration scolaire et universitaire s’impose à fond de train.

L’Éducation est aujourd’hui le grand défi que doit relever le pays tout entier. Elle devrait être le domaine prioritaire de l’action gouvernementale. Une main-d’œuvre qualifiée attire toujours l’investissement. Il faut oser affronter les problèmes de l’École guinéenne. Sans complexe, acceptons de relire et de relater l’histoire, la vraie et l’unique de la République de Guinée. Cette histoire ne se réécrit pas. Elle ne s’adapte ni à une ethnie ni à un homme politique. Elle est l’œuvre d’un peuple mobilisé dans son combat pour sa vie et sa survie et pour son devenir prospère.

Le constat présenté dans ce texte ne signifie pas que rien ne sort de bon du Système éducatif guinéen. De brillants élèves, étudiants et étudiantes sortent de nos écoles, seulement, par la panne du système, ils sont peu nombreux, très peu nombreux. La bataille est que la grande majorité des élèves, des étudiants et des étudiantes soit dans la catégorie des meilleurs. Cela est bien possible si nous réformons le Système éducatif dans le sens de donner la possibilité à chaque élève, étudiant et étudiante sa grande chance de réussite.

La qualité de l’Éducation doit faire l’objet de toutes les attentions de l’État : le niveau du personnel enseignant doit être relevé et sa motivation renforcée, ce qui appelle un examen des incitations salariales et autres. L’Enseignement professionnel, technique et scientifique à tous les niveaux, ainsi que la formation et le recyclage sont aussi essentiels. La politique de réforme telle que proposée dans ce livre ne sera qu’une coquille vide aussi longtemps que les organes chargés de l’appliquer resteront ce qu’ils sont : le personnel de l’Administration du système éducatif, les enseignants, les allocations budgétaires, les Institutions républicaines, etc.

NB  A PROPOS DE L’AUTEUR :

Me Alpha Oumar Sy Savané est diplômé en géographie-mathématiques (Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser, Conakry), en relation internationale et politique européenne (Université de Liège, Belgique) et en sciences de la terre (Faculté de Gembloux, Belgique). Il est professeur de géographie, fondateur et directeur de publication de la revue « Le Tamis », analyste et chroniqueur pour le journal « Le Diplomate » , expert en communication de l’OMVG à Dakar.

 

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